Bienvenue chez moi !

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            « Femmes extra-ordinaires » : une parenthèse hors du temps pour se ressourcer

Quel plaisir de vous accueillir Mesdames, chez «  Femmes Extra-Ordinaires » !  Que les messieurs ne s’offusquent pas : s’ils poussent la porte et prennent le temps de s’intéresser quelques instants, ils pourront certainement découvrir à quel point toutes les femmes sont extraordinaires, même si elles-mêmes ne le savent pas toujours, et qu’eux-mêmes ne se sont pas posé la question…

Puisque vous êtes entrées mesdames, soyez remerciées de votre visite dans ce lieu dont l’ambition est avant tout de vous proposer une petite pause dans notre quotidien minuté, une respiration, un bol d’air pur hors du tourbillon, en un mot, des retrouvailles avec vous-même !

Mon objectif sera atteint si vous passez un bon moment en notre compagnie et que vous en ressortez plus sereine, plus sûre de vous, plus convaincue d’être cette femme extraordinaire que vous étiez déjà en puissance avant même votre naissance !

Un grand voyage avec vous : celui de votre vie !

C’est une « expédition de salon » que je vous propose d’entreprendre, et pour commencer, il s’agit de préparer le départ, peut-être même le nouveau départ : apprendre à vous découvrir, prendre le temps de rencontrer cet être unique et exceptionnel que vous êtes, quelque soit votre personnalité et votre histoire de vie.

Avant de reprendre la route de notre existence, rappelons-nous que, indépendamment de la destination que chacune de nous désire atteindre, c’est toujours avec nous que nous cheminons. Il est donc primordial d’être bien avec soi, c’est-à-dire d’avoir la meilleure relation possible avec ces grands personnages, qui vivent en nous : si nous sommes en conflit avec eux, une part de nous-mêmes est  déséquilibrée, et notre « Extra-Ordinaire » se ternit.  Au fil de ces pages, je vous propose donc de rencontrer Eros, Chronos, Chremastitikos, Oïkos et Démios.

Figures étranges peut-être à vos yeux, mais elles sont là depuis toujours, et tant qu’il y aura des femmes (et aussi des hommes !) elles viendront jouer avec eux, les bousculer, les charmer, les tromper aussi parfois. Inhérentes à notre nature humaine, elles nous causent parfois bien des tracas, mais si on les apprivoise…, quelle merveille !

Et parce que notre nature humaine fait de chacune de nous des êtres sociables, je vous propose de parcourir ce chemin intérieur à la rencontre également de dizaines d’autres femmes, en voyageant à travers les siècles ou les continents : au cœur des livres pour franchir les limites du temps ou en recevant nos contemporaines qui voudront bien nous apporter leur témoignage d’exception, je vous embarque dans un voyage hors du commun : vous ne serez plus tout à fait la même en rentrant au port, mais une chose est certaine, vous serez bien plus vous-même !

 

Un grand voyage avec ces autres femmes Extra-Ordinaires :

Connaissez-vous les salonnières ?  Ces dames firent leur apparition au XVIIème siècle, ouvrant leur salon aux écrivains et philosophes de l’époque : on y lisait les ultimes parutions, on y commentait les dernières idées à la mode avec plus ou moins d’esprit et de bonheur, et parfois l’on y fomentait une ou deux intrigues politiques qui en conduisirent plus d’une à la Bastille : plusieurs semaines dans cette forteresse était cependant la garantie d’une aura éternelle pour ces dames qui réfléchissaient et qui s’engageaient !

L’âge d’or de ces salons viendra au XVIIIème, et certaines de ces hôtesses d’exception traverseront l’histoire. L’une d’entre elles, Madame Geoffrin a retenu mon attention, me confortant dans l’idée que nous devions recréer des « salons » où prendre le temps de s’instruire, de s’enrichir, de converser, et parfois même simplement, de passer un bon moment en nouant des nouvelles relations.

L’exemple de Marie-Thérèse Geoffrin est particulièrement intéressant, puisqu’orpheline très jeune, elle est recueillie par une grand-mère qui néglige son éducation intellectuelle et la marie lorsqu’elle n’a que 14 ans,  à un officier de 34 ans son aîné, dont l’un des plus grands mérites était d’appartenir à une bourgeoisie très fortunée. Autre temps, autres mœurs…

Prédestinée à une existence terne et sans aucune ambition, la jeune Marie-Thérèse va pourtant profiter de l’opportunité de la construction de son hôtel de la rue Saint Honoré pour y faire venir toute l’Europe et s’ouvrir les portes des cours royales. Mère de deux enfants, elle est d’abord soucieuse d’apprendre et de se cultiver ; elle fréquente donc d’autres salons avant d’ouvrir le sien, et se démarque de ses « concurrentes » en recevant deux fois par semaine au lieu d’une seule comme le voulait l’usage : le lundi est consacré aux artistes, le mercredi aux hommes de lettres. Grande nouveauté pour l’époque, elle propose une table raffinée qui fera parfois oublier la langueur de la lecture ou de la conversation entre deux écrivains plus ou moins doués !

Rapidement, la jeune fille inculte laisse place à la femme d’esprit, auprès de laquelle on cherche à se faire recommander pour être invité. Devenue l’amie des intellectuels de son temps, elle entretient une correspondance avec les rois de Suède ou de Pologne, ou encore avec la Tsarine Catherine II de Russie. Elle voyage et participe à la diffusion des idées de Lumières à travers tout le vieux continent, sans pour autant participer à aucune cabale politique.

Une femme étonnante, qui sut construire « son royaume » en recevant les beaux esprits de son temps, les artistes les plus brillants et les hommes d’affaires avec lesquels, elle-même actionnaire de la Manufacture des glaces, elle n’hésite pas à discuter finance ! Avec finesse et à force de volonté Marie-Thérèse Geoffrin semble s’être construit le destin qu’elle voulait, transformant les contraintes de son siècle en tremplin de sa réussite.

Les temps ont bien changé, me direz-vous, et au regard d’un certain nombre de points, nous pourrions dire tant mieux ! Personnellement, il ne se passe pas une journée, sans que j’éprouve un immense sentiment de gratitude envers ce monsieur Jacob Christian Schäffer, curé protestant et allemand du siècle des lumières qui, au-delà de ses nombreux ouvrages de botaniques, a eu le génie d’inventer le premier lave-linge ! Bienfaiteur de l’humanité, et tout particulièrement de nous mesdames, car c’est grâce à ce grand monsieur que la corvée du lavoir a disparu ! Mais qu’en avons-nous fait ? Avons-nous récupéré ce temps pour nous instruire, pour réfléchir, pour exercer notre art et nos passions, ou juste bavarder au salon avec un thé, (ou pourquoi pas avec un bon whisky, selon l’heure bien sûr !) au lieu d’avoir les mains dans l’eau glacée ?

Deux siècles plus tard, force est de constater que nous avons laissé filé ce temps que la technologie était venue nous rendre, et que malheureusement, emportées dans un tourbillon qui peut se révéler parfois bien mortifère, (combien de burn-out avons-nous recensé cette année?) nous avons commencé à « faire », en oubliant « d’être »  !

La magie d’internet et nos plateaux de télévision censés démocratiser pour le plus grand nombre le temps de réflexion et de découvertes qui était autrefois réservé à des invités choisis n’ont guère le charme de ces salons : on y trouve des invités certes, parfois des conversations intéressantes, mais aussi beaucoup de bruits, d’invectives rarement délicates, et de moins en moins de propos originaux… et tout ceci à une vitesse défiant notre attention cérébrale le plus souvent sollicitée à l’heure où Morphée n’est plus très loin !

Ils donnent l’air du temps, proposent souvent de façon convenue un « politiquement correct » qui engendre au mieux une moue dubitative, voire un brin d’agacement, et au pire une exagération peu propice à s’endormir sereinement !

Depuis 1970, il souffle, paraît-il,  un vent de libération de la femme, comme si jusqu’à la fin de ce XXème siècle quelque peu tourmenté, la femme avait toujours été prisonnière des hommes et donc dans l’impossibilité de s’épanouir : quelle méconnaissance de notre histoire, quel jugement prétentieux à l’égard de toutes celles qui ont fait d’un quotidien ordinaire et souvent bien difficile une destinée extraordinaire ! Elles avaient compris semble-t-il, et ce, dès la nuit des temps, qu’elles ne devraient qu’à elles-mêmes la réalisation d’une vie lumineuse et épanouie.

Elles sont médecin, femme d’affaires, politique en coulisses ou sur le devant de la scène, artistes de génie et aventurières intrépides, amante, épouse, mère, et si nous prenons quelques instants pour quitter notre XXIème siècle agité et bruyant, nous pourrons bien les rencontrer au-delà l’époque médiévale qu’une triste légende voudrait encore nous faire croire obscure et arriérée…

Mais je devance notre prochaine causerie, et il est temps pour moi de vous laisser la place pour me faire part de votre sentiment : que vous inspire ce voyage ? Croyez-vous que vous aurez quelques minutes chaque semaine pour aller à la rencontre de vous-mêmes et de toutes ces femmes d’exception qui ont vécu avec passion ?

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